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Louis... bravo pour la nouvelle page d'accueil... très sympathique et... comment dire ?... Vivant ! |
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J'ai reçu ce lien d'un ami iranien. Il me précise dans son envoi : Le lien ci-dessous est un film qui vient d'être diffusé sur la BBC en persan, relatant l'attaque de la cité universitaire de Téhéran par des gardes anti-émeute dans la nuit de 15 au 16 Juin 2009, c'est-à-dire trois jours après les élections volées, ce que le gouvernement et le régime de coup d'état ont toujours nié, soutenant que cela etait l'acte des "forces auto-contrôlées" comprenez "spontanées". Nous avions annoncé cinq morts et des centaines de blessés, ce qu'ils ont évidemment toujours nié. Ce film a été divulgué par un des membre des gardes et il a été tourné par ces mêmes gardes. Le plus horrible c'est que par moment l'on entend des bassijis "des forces civiles" qui sont pourtant réputés pour leur extrême cruauté, supplier les gardes pour qu'ils ne frappent plus les étudiants ! Dans ce film l'on ne voit pas les étudiantes parce qu'elles sont gardées à l'intérieur des locaux mais violentées pareillement. Il faut préciser que de part la loi en Iran il est interdit aux forces de l'ordre d'entrer dans l'enceinte des cités estudiantines sauf à la demande officielle du directeur de l'université, or le directeur de l'université de Téhéran soutient toujours qu'il n'a jamais fait cette demande. A DIFFUSER SVP !
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Il me vient aujourd'hui l'envie de poster ici car m'étant intéressé sur le tard à la loi HADOPI, j'en suis arrivé naturellement à la solution:"Bertignac"
Non pas celle qu'il évoque dans certains interviews ou sur ce forum , mais celle qu'il applique sur son site.
En mettant en ligne de manière payante (ou pas) ses œuvres, il coupe court à toutes les palabres sur les gratifications aux intermédiaires et aux systèmes de pseudo-promotions.
A ce jour il me semble que la solution est peut être celle là: que les artistes se financent de cette manière et peu importe HADOPI
Quels en seraient les inconvénients?
La promo des nouveaux talents ? Je trouve dans ce système un meilleur équilibre, une simplicité redoutable et un réel retour sur talents; mais cette vision toute personnelle n'engage que moi et un peu Bertignac ... ; ) |
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Ou téléchargez le fichier "wmv"directement d'ICI |
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"SOS-Racisme. SOS-baleines. Ambiguïté : dans un cas, c’est pour dénoncer le racisme, dans l’autre, c’est pour sauver les baleines. Et si dans le premier cas, c’était aussi un appel subliminal à sauver le racisme, et donc l’enjeu de la lutte anti-raciste comme dernier vestige des passions politiques, et donc une espèce virtuellement condamnée." Cool memories , Baudrillard. |
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Transmis par le docteur Paul ASSICOT de Rennes, frère du docteur Michel ASSICOT, ancien appelé en Algérie, voici un courrier exemplaire adressé au président algérien Monsieur BOUTÉFLIKA, par M. André SAVELLI, professeur agrégé en histoire au Val de Grâce.
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j'ai l'es nerfs envoyé par nono78910. - Regardez la dernière sélection musicale. |
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Diversité et métissage : un mariage forcépar Pierre-André Taguieff (1)La pensée-slogan dans le débat sur l'identité française (2)
Périodiquement, lorsqu'on redécouvre que l'identité française a perdu sa valeur d'évidence, on se met à en parler abondamment (3). Phénomène éclairé depuis longtemps par ce célèbre proverbe russe : « On ne parle jamais tant de vodka que lorsqu'il n'y a plus de vodka. » La différence entre l'identité française et la vodka, c'est que celle-ci existe indépendamment de celui qui en boit, alors que celle-là n'existe que pour celui qui y croit. Dans les deux cas, le sentiment d'un tarissement ou d'une disparition prochaine pousse à en dire quelque chose. Et, concernant une identité nationale perçue comme menacée, tout peut s'en dire, selon l'idée qu'on s'en fait. De l'identité française, par exemple, les intellectualistes arrogants et les professionnels de la « pensée critique » ou de la « déconstruction » sans fin annoncent triomphalement qu'elle n'existe pas, qu'elle n'est qu'une « construction » douteuse ou une fiction trompeuse, et par là dangereuse, voire haïssable. Travers ordinaire des intellectuels occidentaux qui s'exercent pieusement à faire disparaître les objets qu'ils n'aiment pas ou qui ne font pas partie de leur paysage mental. La « nation » se réduit pour eux à un chaudron de sorcières, à un conservatoire de « vieux démons » (nationalisme, xénophobie, racisme, colonialisme). En quoi la pensée hypercritique, banalisée à la fin du XXe siècle et ainsi devenue vulgate à l'usage du grand public « culturel », s'avère une pensée aussi paresseuse que phobique. D'autres intellectuels, qui se veulent « patriotes » et « républicains » - dénoncés par les précédents comme « nationalistes » ou « réactionnaires » -, s'emploient naïvement à célébrer ladite « identité française » en sélectionnant ses traits positifs les plus remarquables, censés représenter autant d'« apports », aussi précieux qu'indispensables, à « la civilisation universelle ». Par de tels exercices d'admiration, ces intellectuels se classent parmi les héritiers du vieux progressisme républicain, postulant que, chez les Modernes, « la nation » est le cadre obligé de la démocratie. Une troisième catégorie d'intellectuels est repérable dans les milieux militants de gauche et d'extrême gauche en quête d'une « nouvelle France », d'une France future, refondue, améliorée. Ces intellectuels néo-progressistes, internationalistes ou « altermondialistes, s'engagent sur la voie d'un réformisme radical, impliquant une rupture avec la tradition nationale/républicaine. Ils communient dans une redéfinition politiquement correcte de l'identité française, que résume cette formule sloganique : la « France plurielle et métissée », à l'image du « monde possible » dont ils rêvent. Tel est l'objet métaphorique d'un désir d'avenir fonctionnant déjà comme un cliché. « L'identité est le diable en personne, et d'une incroyable importance », notait Ludwig Wittgenstein. Sa démonie tient à ce qu'elle est insaisissable, toujours autre qu'elle n'est pour qui la définit. Entité individuée assimilable à un individu collectif, mais supra-individuelle, l'identité collective résiste à toute approche conceptuelle. Il n'y a toujours pas de science de l'individuel, en quoi l'on ne saurait s'étonner du fait que les identités nationales ne soient pas objets de science. En toute identité collective, le « ce qu'elle est » ne cesse de nous échapper. Mais ce n'est pas là une preuve de son inexistence. Le fait qu'elle résiste à la conceptualisation n'implique nullement qu'elle n'existe pas. Indéfinissable en elle-même, inconceptible, une identité collective quelconque existe sur un mode particulier, dans le monde des croyances et des représentations sociales : elle est le nom qu'on donne à la présupposition d'existence de tout groupe humain, dont la singularité échappe à l'analyse conceptuelle. Disons simplement qu'une identité collective, ethnique, culturelle ou nationale, est à la fois existante et ineffable. On pourrait s'en tenir là, et cesser les bavardages pour ou contre. Mais le bruit de fond de l'univers médiatique continue. Le thème de « l'identité nationale » revenu dans le débat public, les donneurs de leçons se lèvent à gauche, du centre aux extrêmes, pour se lancer dans une nouvelle célébration confuse de la France future, à la fois « plurielle » et « métissée » comme il se doit, grâce aux bienfaits de « l'immigration ». On ne discute pas l'idéal du Nous : on l'affirme vertueusement. Sur le mode d'une prière tournée vers l'avenir. Un éditorialiste bien-pensant, lui-même expression ramassée de la « gauche plurielle », affirme ainsi péremptoirement : « La France est d'ores et déjà plurielle. On ne saurait le nier, à l'heure de l'Europe et de la mondialisation, qui sont par nature mélange et métissage. » Et le sous-entendu normatif va tout autant de soi : la France doit être toujours plus ce qu'elle est déjà, à savoir « plurielle » et « métissée ». On ne sait jamais exactement de quoi l'on parle : du métissage des corps (les croisements dits « ethno-raciaux ») ou du « métissage des cultures » (à travers le « dialogue interculturel »), de la « diversité » ou du « mélange », du « pluriel » ou du « métissé ». La question n'a plus d'importance dans la société de communication : le cliché a été forgé, il est désormais en circulation, il touche un maximum de récepteurs, il est donc légitime. Et la force des clichés est irrésistible, lorsqu'ils se diffusent autant sur Internet que sur les chaînes de radio et de télévision. Le nombre s'accroît donc de ceux qui veulent à la fois une « France plurielle » et une « France métissée » : qu'importe la confusion des désirs, si la diffusion du confus est en marche. Il s'agit de penser et de parler comme tout le monde, donc comme le monde des médias. La voix des médias est la nouvelle voix de Dieu. Tiraillé entre deux projets normatifs, le pluralisme et le mélangiste, le « bobo » grégaire - nouvelle figure du Français moyen - se refuse à choisir : il aspire à la synthèse pour la synthèse, il veut donc les deux, alors même qu'il perçoit vaguement leur incompatibilité de principe.
-------------------------------------------------------------- 1 - Philosophe, politologue et historien des idées, directeur de recherche au CNRS, Centre de recherches politiques de Sciences Po (Paris, CEVIPOF).2 - Article publié, dans une version très abrégée, sous le titre ironique « Le métissage est l'avenir de l'homme », Le Figaro Magazine, 21 novembre 2009, dossier « Pour en finir avec les idées reçues », p. 54.3 - Dans les années 1980 et 1990, j'ai abordé à plusieurs reprises la question de l'identité, sous des angles différents. Sur la question de l'identité nationale, voir notamment Pierre-André Taguieff, « L'identité française au miroir du racisme différentialiste », in coll., L'Identité française, Paris, Éditions Tierce, 1985, pp. 96-118 ; « L'identité nationale saisie par les logiques de racisation. Aspects, figures et problèmes du racisme différentialiste », Mots, n° 12, mars 1986, pp. 89-126 ; « L'identité nationaliste », Lignes, n° 4, octobre 1988, pp. 14-60 ; « Identité française et idéologie », EspacesTemps, n° 42, automne 1989, pp. 70-82 ; « L'identité nationale : un débat français », Regards sur l'actualité, n° 209-210, mars-avril 1995, Paris, La Documentation française, pp. 13-28 ; « Nationalisme et antinationalisme. Le débat sur l'identité française », in coll., Nations et nationalismes, Paris, Éditions La Découverte, 1995, pp. 127-135 ; La République menacée, Paris, Éditions Textuel, 1996, pp. 77 sq. Dans les années 2000, je suis revenu sur la question dans mon livre La République enlisée. Pluralisme, communautarisme et citoyenneté, Paris, Éditions des Syrtes, 2005.-------------------------------------------------------------- Cet article a été publié, dans une version très abrégée, sous le titre ironique « Le métissage est l’avenir de l’homme », Le Figaro Magazine, 21 novembre 2009, dossier « Pour en finir avec les idées reçues », p. 54. |
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L'opération de chirurgie esthétique subie par la candidate reste un sujet tabou en France.Quel est le secret le mieux gardé de la République? Probablement les codes nucléaires remis par Jacques Chirac à son successeur Nicolas Sarkozy. Et le deuxième secret le mieux gardé? Peut-être l'opération de chirurgie esthétique qui a donné à Ségolène Royal son visage rayonnant d'aujourd'hui. Pourtant les journalistes n'ont pas hésité à l'époque à révéler les opérations esthétiques de Dominique Strauss Kahn et de Jacques Chirac. La Disparition Certains journalistes français se souviennent qu'à l'été 2005, la présidente du Poitou-Charentes a disparu de la circulation pendant plusieurs semaines. Explication – officieuse – de son entourage: «Elle est souffrante, elle a mal aux dents.» L'automne venu, Ségolène Royal réapparaissait pour lancer sa candidature présidentielle en Une des magazines, avec une tête passablement différente: nez redressé, menton avancé, dentition alignée. Bizarrement, les médias français ont fait preuve d'une extrême discrétion sur le sujet. Le seul article vraiment consistant est paru dans Information Dentaire, un périodique spécialisé. Mais les investigations n’ont pas été poussées plus loin alors même que la candidate socialiste à l’élection présidentielle n’a plus la même tête qu’il ya quelques années. Figurant parmi les chirurgiens-dentistes les plus réputés de France, le Dr Alain Amzalag a signé un passionnant article dans Information dentaire (N° 38, 8 novembre 2006) qui n’a évidemment été repris nulle part tant il est gênant. Ce praticien y révèle pour la première fois que Ségolène Royal a subi une (mais sans doute plusieurs) opération lourde visant à esthétiser son visage, ce qui est tout à fait exceptionnel à cet âge, tant l’opération est douloureuse et le changement facial difficile à supporter psychologiquement. L'opération « (Avant) elle présentait une classe II.2, une rétro-alvéole, associée à une rétro-mandibule. En morphopsychologie, des incisives centrales palatino-versées sont synonymes d’introversion. En outre, un menton en retrait accentue les signes d’une personnalité renfermée. Ségolène souriait peu, la plupart des photos en témoignent. En étudiant de près ces images, on découvre que sa rétro-alvéolie avait tendance à affaisser un peu les traits de son visage. Logique, car les dents et les maxillaires en constituent la charpente. » « Seul un traitement orthodontique était susceptible de ressortir et réaligner les dents antérosupérieures par des ancrages palatins pour assurer une totale discrétion. Une chirurgie orthognathique destinée à avancer le menton a-t-elle ensuite été pratiquée? (RDA : la réponse est évidemment positive comme le montre la suite du texte) Cette intervention constitue la chirurgie de rajeunissement par excellence car elle retend naturellement les tissus (NDA : d’où l’impression d’un sourire permanent, voire forcé, chez Ségolène Royal). L’ensemble de son visage aurait été ainsi redynamisé, l’avancée du menton lui donnant un air plus volontaire et conquérant.* Cette réussite ne peut que susciter l’admiration pour les praticiens et la patiente. » « Le remodelage d’un sourire s’inscrit souvent dans une dynamique de développement personnel de changement et de reconstruction. Comment Ségolène Royal a-t-elle vécu, au plus profond d’elle-même, cette transformation esthétique? [ … ] Son sourire signifiant “je vous aime” semble destiné à redonner la confiance. Sa boutade “je n’ai pas besoin de parler pour faire du bruit”, qui lui a d’ailleurs valu un prix d’humour politique, peut être révélatrice à plus d’un titre. » « Je m’interroge cependant sur les conséquences psychologiques de cette métamorphose car il semble que Ségolène, bien que paraissant avoir parfaitement intégré ces transformations, soit, parfois, dans un état d’auto-sidération face à l’adhésion massive qu’elle suscite. Cette transformation esthétique va-t-elle être synchrone de son rayonnement intellectuel et de sa capacité à nourrir le débat politique? » Le journal Minute (journal d'extrême droite) a voulu en savoir plus sur cette intervention en interrogeant le docteur Alain Amzalag sur ses déclarations. Pour des raisons juridiques il a préféré décliné l’invitation : « Quand mon article est paru dans « Information Dentaire », je me suis fait taper sur les doigts par l’Ordre National. Alors je préfère en rester là.» Cette chirurgie faciale lourde s’est également accompagnée d’un changement total de « look » jouant sur des mythes inconscients et des méthodes subliminales (par exemple, port systématique de vêtements clairs ou blancs, de manière à inspirer l’idée de pureté). Dans ce travail, elle a été notamment conseillée par Christophe Girard, maire adjoint à la Culture de Paris, qui fut secrétaire général d’Yves-Saint-Laurent Couture puis directeur de la stratégie de LVMH , l’objectif étant certainement d’atteindre l’état d’« icône », tant dans l’habillement que la gestuelle (très peu de mouvements des mains, jambes jamais croisées, apparition seule sur scène, etc.) en intégrant à la fois les personnages de Lady Diana Spencer et de Jackie Kennedy. Il suffit de regarder des photos de la femme du président des Etats-Unis pour constater que la garde-robe de celle qui figure aujourd’hui parmi les femmes les plus sexys et les mieux habillées du monde s’en inspire directement.
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"Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l'apparence de la solidité à ce qui n'est que vent." George Orwell
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Quand une opinion dominante n'est plus capable de débattre par l'argumentation avec d'autres opinions, et quand par ailleurs elle dispose des moyens d'écraser ses adversaires par le mépris, elle devient rapidement monopolistique, et dès lors règne sans partage sur les esprits les plus jeunes et les plus faibles, pendant qu'elle fait au moins taire les autres.A partir de là d'ailleurs, il ne s'agit plus d'une opinion, laquelle requiert par définition la controverse, mais d'une idée fanatique. Pour l'instant, la libération par rapport aux dogmes anciens n'a pas engendré l'indépendance d'esprit, mais l'aliénation à d'autres dogmes.Depuis deux siècles, on peut dire que la modernité tâtonne. Elle n'a pas encore accompli ses promesses. Ce serait l'honneur du XXIe siècle que de travailler à l'instauration d'un sujet véritablement autonome, CAPABLE DE TROUVER SON IDENTITÉ en refusant d'un même geste le relativisme et le dogmatisme.(...) Nos sociétés engendrent, non plus par idéologie mais par nihilisme, une génération encore nouvelle de Huns : dans un cas comme dans l'autre s'exerce une dépersonnalisation. » (Chantal Delsol, Éloge de la singularité) |
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Ce qui dicte la vision du monde des musulmans, c’est que l’humanité entière doit respecter les impératifs de leur religion, alors qu’ils ne doivent eux-mêmes aucun respect aux religions des autres, puisqu’ils deviendraient alors des renégats méritant l’exécution immédiate. La “tolérance” musulmane est à sens unique. Elle est celle que les musulmans exigent pour eux seuls et qu’ils ne déploient jamais envers les autres. Soucieux de se montrer tolérant, le pape a autorisé, encouragé même, l’édification d’une mosquée à Rome, ville où est enterré Saint Pierre. Mais il ne saurait être question de contruire une église à La Mecque, ni nulle part en Arabie Saoudite, sous peine de profaner la terre de Mahomet. En octobre 2001, des voix islamiques, mais aussi occidentales, ne cessèrent d’inviter l’Administration américaine à suspendre les opérations militaires en Afghanistan durant le mois du ramadan, qui allait commencer à la mi-novembre. Guerre ou pas guerre, la décence - disaient les bien-intentionnés - impose certains égards pour les fêtes religieuses de tous. Belle maxime, sauf que les musulmans s’en tiennent pour les seuls exemptés. En 1973, l’Egypte n’a pas hésité à attaquer Israël le jour même du Kippour, la plus importante fête religieuse juive, guerre qui est restée dans l’histoire précisément sous l’appellation la “guerre du Kippour”.
Il en va de même en Grande-Bretagne, où l’on vit, en 1989, les musulmans, pour la plupart d’origine pakistanaise, se déchaîner pour hurler à la mort contre Salman Rushdie, mais où l’on ne vit aucun d’entre eux protester contre ces cris barbares. Après le 11 septembre, tel porte-parole qualifié des musulmans britanniques, El Misri, définit les attentats contre les World Trade Center comme des actes de “légitime défense”. Tel autre, Omar Bakri Mohammed, lança une fatwa ordonnant de tuer le président du Pakistan, coupable d’avoir pris position en faveur de George Bush contre Ben Laden. Chacun a eu beau tendre l’oreille, personne n’a entendu la moindre foule “modérée” islamo-britannique protester dans les rues contre ces appels au meurtre, parcqu’il n’en existe aucune, pas plus qu’il n’y a de foule “modérée” islamo-française. La notion que “l’immense majorité” des musulmans fixés en Europe serait modérée se révèle n’être qu’un rêve, ce qui fut mis spectaculairement en lumière durant les deux mois qui suivirent les attentats contre les Etats-Unis.
Jean-François Revel, de l'Académie Française, "L'obsession antiaméricaine", Plon, 2002
![]() Jean-François Revel (1924-2006) |
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Le ministre du Budget a estimé qu'il y avait "un côté affectif de rester encore un peu" pour Henri Proglio, "dirigeant historique de Veolia".
A mon avis Proglio est trop sentmental pour s'occuper d'EDF |
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